LA BIBLIOTHEQUE EST OUVERTE

  • Le mercredi  après-midi de 15 h à 17 h
  • Le samedi après-midi de 15 h à 17 h

Les prêts sont gratuits, il suffit de s'inscrire à la bibliothèque.

Nous joindre par téléphone ?  (03) 44 88 05 53

Nous écrire : bibliotheque@bonneuil-loisirs-culture.com
                      

Au fil du temps

  • MPj03997550000-1-.jpg
  • MPj04307290000-1-.jpg
  • MPj04307280000-1-.jpg
  • MPj04095110000-1-.jpg
  • MPj04092860000-1-.jpg
  • MPj04306440000-1-.jpg
  • MPj04117770000-1-.jpg
  • MPj04279400000-1-.jpg
  • MPj04224130000-1-.jpg
  • MPj04090470000-1-.jpg

Le Cinéma Rural


ça marche à Bonneuil !
Le programme est en ligne!
Dans Catégories,Cliquez sur "CINEMA RURAL"

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Nouveau

La M.D.O. vient de mettre en place une navette pour que vous puissiez disposer sous moins d'un mois les réservations de livres ou de CD que vous faîtes auprès de la bibliothèque de Bonneuil.
Interessant, non ?

A la BIBBLIOTHEQUE, DECOUVREZ LES NOUVEAUTES DU MOIS !

SUGGESTIONS

Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 17:58

BIBLIOTHEQUE

Que le geste de lire ait intrinsèquement du sens, qu'il

signifie quelque chose ne seraitque par l'attitude physique qu'il implique, il suffit d'observer un lecteur pour s'en convaincre.

Le retrait lui-même, déjà, est une affirmation – qu'on songe à quel point ce geste de lire peut provoquer l'ire de l'entourage, quand le lecteur est accusé de faire bande à part à lui tout seul, paraissant habiter plusieurs temps dans le même temps, être là sans y être pour personne, ivre de livres, délivré subitement du poids des autres, incontrôlable en un mot.

CE QUE LIRE VEUT DIRE...

Cette dimension évidente et paradoxale de la lecture, pourtant, est de celles qui sans cesse sont gommées, ou ignorées, dans les débats. Les Français lisent-ils, les enfants savent-ils encore lire, la lecture est-elle détrônée par les nouvelles technologies, comment les bibliothèques se portent-elles ? On aligne des chiffres, on trace des courbes. Les responsables rassurent, les alarmistes alarment, les magazines se vendent. De retour chez soi, chacun feuillette le journal, se compare en terme de quantités d'ouvrages lus chaque année, puis l'oeil

glisse insensiblement vers la télévision.

Récemment créé, l'Observatoire de la lecture donne une foule de statistiques, qui permettent à leurs auteurs de se réjouir et d'affirmer que les Français lisent ! Je n'ai retenu que deux chiffres désastreux : le Français lit un livre par an (moyenne) et 10% seulement lisent 2 livres par mois (moyenne). Les bibliothèques suivent le tempo, malgré leurs efforts pour créer le lecteur. Evidemment, comparé aux Américains...il est encore possible de penser que nous sommes “l'exception française”. La Direction du livre et de la lecture a beau jeu de retourner les chiffres et de présenter des graphiques en progression, mais quant au pourquoi du comment...

Ce que lire veut dire, on n'en saura rien; ce qui est gommé, c'est la multitude de sens que véhicule ce mot de lire, multitude de sens qui se recouvrent, mais pas entièrement, et pas nécessairement. Pour s'en tenir aux définitions que donne le dictionnaire, lire signifie aussi bien déchiffrer (“apprendre à lire” à l'école) que prendre connaissance d'un contenu, s'informer (lire le journal) ou l'être, informé (lire les directives), mais aussi prononcer à voix haute pour donner à entendre ce qui fut écrit ou encore deviner (lire les lignes de la main),discerner, découvrir, péné-trer (lire dans le jeu de quelqu'un, lire un sentiment sur le visage...). Il y manque cependant le sens dont on pourrait dire qu'il englobe tous les autres et qu'on lui trouve chez Valéry expliquant que “lire Mallarmé, c'est se trouver insensiblement engagé à réapprendre à lire”. Il désigne alors une lecture créatrice, une lecture littéraire, engagée dans son propre geste – si l'on admet que la littérature est un art et que donc elle se fait à deux. Au lecteur de prolonger le geste artistique initié par l'auteur, plutôt que le renvoyer à l'absurdité; au lecteur de s'engager dans la trame du texte, d'apprendre à donner du sens à la lecture. “Non, cher poète, je ne suis pas obscur (mais) le deviens, bien sûr! Si l'on se trompe et croit ouvrir le journal”, écrivait Mallarmé à Edmund Gosse en 1893.

Evidemment, il est problématique sinon impossible de discriminer qualitativement les pratiques de lecture. Il est tout aussi difficile, et sans doute peu souhaitable, d'enfermer la lecture dans une topologie – quand il ya mille et une raisons parfois ambivalentes de suspendre le temps au moyen d'un livre. On lit pour s'informer, pour s'évader, pour s'affirmer, pour construire, lisant Proust, une autonomie acquise peut-être en s'évadant grâce à Dumas, puis pour remettre en jeu cette liberté, quitte à s'égarer jusqu'à se retrouver chez

Sade; on lit pour s'écarter des autres, se désaltérer ou au contraire pour re-trouver de l'autre dans le dépôt en soi des mots, et l'altération afférente. On lit pour le travail, pour le plaisir, par nécessité, par désir, pour s'endormir paraît-il (c'est curieusement au lit qu'on lit, d'après les enquêtes récentes). Qu'elle vise, pour reprendre la distinction imposée par Roland Barthes, au “plaisir du texte” ou à la jouissance, à la perte, à la dispersion de soi, la lecture est une affaire d'individus, et le livre qu'untel lit par devoir “en entier” mais dans un profond ennui, son voisin le dévore en quête de ce qui anime le texte, et peut-être même l'avale-t-il dans la joie aux accents mystiques d'entendre une autre langue déborder le lit de sa langue : joie mystique d'ouïr par l'oeil et bientôt tous les sens (“que j'oie”,affirme la conjugaison)par un nouveau chemin frayé sous les mots de la tribu, au revers du sens commun. Le savoir statistique n'a pas de prise ici. La question pour autant ne renvoie pas uniquement à la sphère intime; elle a une évidente dimension politique – et pour en donner un seul exemple, il va de soi que lire dans un pays où règne la consommation culturelle, où le livre, comme le dit l'actuel ministre français de la Culture, “n'est pas un produit de consommation comme les autres” (autant dire qu'il en est un), et lire dans un pays privé de livres par la censure, qu'elle soit politique ou économique, cela n'est pas la même chose. L'enjeu est plutôt de réintroduire dans cet éternel débat une approche littéraire qui fasse lire d'abord, puis éviter que les médias (presse people...) envahissent nos biliothèques et tuent la littérature, donc le livre...

 

Jean-Pierre HAUQUIER

Par Biblotheque municipale de bonneuil en valois - Publié dans : SUGGESTIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 11:35
 

Si nous recevons un bon nombre de visiteurs à la bibliothèque, force est de constater que la plupart sont des enfants d'âge scolaire; en un sens cela me fait plaisir mais dans un autre sens il ne faudrait pas que les adultes considèrent que la bibliothèque est réservée aux jeunes et que la lecture ne concerne que les enfants dans un but bien précis : l'école ! Pauvre village, riche d'une bibliothèque mais où l'on cultive (je ne parle pas du jardin mais du savoir) et maintient l'ignorance comme une fatalité.

Je pourrais développer mais comme les lignes me sont comptées, je préfère vous parler d'un livre dont l'auteur a beaucoup lu et voyagé (entre autre) avant d'écrire :

 

REGIS DEBRAY EN TERRE SAINTE

 

Ce livre est d'abord un reportage au Proche-Orient :Israël, territoires occupés de Palestine, Liban, Jordanie, qui à la fois tâche de coller au présent et, fidèle à son titre, s'intéresse de façon privilégiée à la “Terre sainte”, dans le sillage des Evangiles, avec leur flou géographique, et un oeil fixé sur quelques grands prédécesseurs comme Chateaubriand ou Flaubert. C'est aussi “par certains côtés” un rapport de mission, une mission commandée par Jacques Chirac : d'où la dédicace à ce dernier, ainsi qu'à François Maspero, alliance de noms surprenante, qui manifeste une ouverture d'esprit, une indépendance revendiquée.
Par d'autres côtés, ce livre bourré de savoir, nourri de lectures et  relectures, de conversations, de réflexions sur l'histoire et pas seulement celle des religions dont il est spécialiste (avec une maîtrise étonnante des nuances et dénominations multiples qui abondent dans la région), de bouffées d'autobiographie, est aussi et surtout un exercice de style brillant, fulgurant parfois. Le constat de quelques pages (368-375) auquel il about it – que la politique du fait accompli menée par Israël dans les territoires, avec colonisation, fortifications, incursions, routes interdites, barrages routiers infranchissables, assassinats dits “ciblés”, encerclement des bourgades arabes, etc., rend irréalisable en l'état des choses le projet d'un Etat palestinien – ce constat est utile, il est rédigé en termes mesurés, et non sans autorité. Mais l'essentiel est – il là ? Au terme de ces pages, c'est à Régis Debray, à son talent, à sa personnalité qu'on s'intéresse, et l'on se dit qu'il ferait un excellent ambassadeur en ces régions, un utile auxiliaire , cultivé et conscient des complexités de l'Histoire, et non sans sagesse, comme il arrive à ceux qui ont participé à des entreprises un peu folles, telle que l'équipée menée aux côtés du Che en Bolivie en 1967, qui se termina pour Debray par quatre ans de prison.
Le brio de Régis Debray, c'est d'abord l'invention de formules qui résument, condensent, actualisent, font communiquer en raccoursi cultures, lieux et textes. Ainsi d'une comparaison entre les tonalités de l'Ancien et du Nouveau Testament : “Par l'ampleur et le souffle, la dexième version, abrégée, de la Révélation fait historiette à côté de la grande Histoire, rocambolesque et haute en couleur, avec ses crnages, son érotisme, ses monstres sacrés, ses rois truculents, ses prophètes déjantés, son Iahvé interventionniste, incorrect en diable...” Ironie, largeur de vues, science, et insolence, le lecteur est comblé, quelquefois même encombré. La culture, y compris scolaire, se lève spontanément sous la plume du rédacteur. A propos de Tel-Aviv : “Tant d'Occident et si peu de mystère aux bords mystérieuxdu monde oriental”(Hérédia). A propos des patriarches chrétiens d'Orient : “Ces saintetés sans divisions blindées”(Staline). Devant la photo du chef de l'Etat syrien dans un couvent, “le coup de pistolet au beau milieu d'un concert spirituel”(Stendhal).”Le vilain et vivace aujourd'hui”(Mallarmé).
Sans parler de tout ce qui m'a échappé.
Le plus irrésistible, qui parfois tourne au procédé, c'est l'anachronisme délibéré, qui accole l'antique au plus contemporain, ou simplement raille l'américanisation culturelle du monde, et multiplie donc les expressions anglaises, type “ le fast-food à Nazareth “, ou s'amuse à trouver au Saint-Sépulcre et à ses environs un “genre Moulin de la Galette et Grazy Horse”. Peut être aussi que ce qui oriente le plus souvent son regard et l'aiguise (et la région en est riche),c'est le “saugrenu” (expression chère à Malraux), avec des trouvailles, comme la vision de Hannah Arendt arrivant à Jésuralem pour le procés Eichmann, horrifiée par “la foule orientale”, “très Katharine Hepburn dans African Queen”.
Le sujet de ce livre est grave, l'histoire et le présent de la région abondent en tragédies et en impasses, comme en occasions ratées. Sous le regard de Régis Debray (en qui le “médiologue” réputé, à la vue du mur édifié par les Israéliens, se mue un instant en “murologue”, son dernier néologisme), les choses de là-bas semblent vouées au pire, et je suis tenté – seulement tenté – de le croire sur parole et de lui donner raison. Mais c'estle côté littéraire du livre qui qprovoque le plus intérêt et perplexité. Le brio omni-présent, je me demande s'il ne frise pas souvent le lieu commun journalistique qu'il cherche à éviter (ainsi quand Debray pose une question à “un jésuitedu cru, peu suspect de complaisance”). Ce voyageur si savant et cultivé et qui se veut modeste voyage sans trop de difficultés dans un monde compliqué, dont on dirait que, malgrè son évidente sensibilité, les aspérités ne l'affectent guère. Il se moque des “dîners en ville” (l'expression vient plusiers fois sous sa plume) et du tourisme; mais il suffit de comparer son récit avec celui, plus bref mais au sujet souvent identique, que Jean Rolin avait fait dans Chrétiens pour regretter un peu ce dernier, son regard de piéton empêtré et perplexe, au ras du macadam et des cailloux, qui cherche mois à voir et à comprendre qu'à éprouver, au risque de la désorientation : sous ses yeux se lèvent des coins de rues, des pans de murs, des personnages complexes et inattendus, des voisinages douloureux dont la singularité nous atteint comme elle a atteint l'écrivain.

Par Biblotheque municipale de bonneuil en valois - Publié dans : SUGGESTIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 11:30

                En regroupant des livres dont nous disposons, je me suis aperçu qu’il était possible d’en dégager un thème central et récurrent qui permet de parler de plusieurs livres simultanément. C’est pourquoi, j’ai choisi d’aborder la désertification (et la sécheresse), le problème de l’eau (et la situation géopolitique qui en découle), le tourisme de masse (et ses ravages) à travers une ville un peu oubliée, celle de Tombouctou.

                Vous pourrez donc, sur ces sujets, lire les livres suivants :

                - « Voyage à Tombouctou » de René Caillé

                - « Le sel du désert » d’Odette du Puigaudeau

                - « Je suis né avec du sable dans les yeux » de Mano Dayak

                - « Ecrits sur le sable » d’Isabelle Eberhardt

 

TOMBOUCTOU : VILLE MYTHIQUE OUBLIEE

 

                La ville est à la lisière de deux mondes : le désert saharien qui l’entoure et non loin de là, l’immonde marécage que traverse le Niger. Il y a donc deux façons de parvenir à Tombouctou : soit par le sable ( mais véritablement d’aucun point de départ cité), soit par Bamako (Mali) dont l’unique route - pour ne pas dire le plus grand chemin chaotique - à parcourir se compte en espace-temps et non en kilomètres. Cette remarque purement géographique et si commune soit-elle ne relève pas d’une démarche de guide mais bien plutôt de l’approche sociologique de la ville. Venir par le sable, c’est être accompagné par les Touaregs - ces grands nomades pour l’éternité - ou les Maures; venir de Bamako, c’est parvenir avec les Shonghaïs ou les Bellas (les « Blak » du lieu) sédentaires et reconnaissants les frontières ( lesquelles ?) en mal d’être déterminées.

                Nulle question de refaire l’historique de cette ville mais rappelons, tout de même, que Tombouctou - bien avant l’aventure de René Caillé, premier « blanc » à pénétrer dans Tombouctou - était le passage obligatoire pour le commerce entre le Nord et le Sud de l’Afrique. Endroit stratégique, s’il en fût, car la ville étant difficile d’accés et incontrôlable par des frontières aléatoires, et qui plus est non reconnues ( à vrai dire le mot « frontière » n’existe pas dans le vocabulaire tamashek, langue des Touaregs et de leurs esclaves historiques les Bellas ) par aucune des populations présentes. Point de rencontre d’abord et installation d’un village voué au mercantilisme ensuite, dont seuls les murs n’avaient rien d’images fictives. Mais à ces murs d’un type figuratif répondait le passage des Touaregs qui animaient durant quelques  nuits sans lois, un marché non spéculatif mais vital qui s’éteignait dans les dernières braises de l’aurore. Restait un village fantôme qui devînt rapidement une ville d’hommes affranchis et libérés du joug des Touaregs : les Bellas. Ces derniers, ainsi que les Maures, s’installèrent à Tombouctou avec étal et de petites cabanes sur la place du marché. Il y eut  alors ce phénomène bien connu : l’ancien esclave devient maître et une économie secondaire se développa dans l’étouffante chaleur des ruelles sordides de Tombouctou, cachée des regards des Touaregs qui - toujours grands seigneurs - continuèrent de traverser la ville avec d’imposantes caravanes de chameaux (600 à 3000), refusant d’être sédentarisés.

                Vînt alors ce que j’appelle « la civilisation coloniale ». Impossible d’en résumer tous les méfaits de cette entreprise qui eut pour conséquence de calmer les Touaregs dans leurs instincts guerriers alors que par ailleurs, elle armait les autres tribus (anciens esclaves généralement) devenues riches et clients potentiels des pays Européens. C’est à partir de ce moment là, que le mythe de Tombouctou, dans sa valeur intrinsèque, périclite et que seul le nom de Tombouctou demeure un rêve ou un mythe pour qui ne connaît pas cette ville. Ajoutons que la création d’Etat avec des frontières sans cesse contestées par les tribus n’a fait qu’empirer la cohabitation toute relative entre sédentaires et nomades.

Une même tribu (les Zaouât) peut très bien être divisée entre le Mali et le Niger. Ces tribus parfaitement organisées en société - de même que la société Touareg - s’opposent à l’Etat (référence à Pierre Clastre : la Société contre l’Etat). Ces états qui ne sont qu’une pâle figure des Etats Européens, ont été créés sans tenir compte des spécificités de chaque ethnie et donc dans une situation latente de guerre savamment entretenue par les Européens. Tombouctou ne pouvait échapper à cette maladie endémique.

 

                Mais un autre problème survînt : les deux sécheresses de 1973 et 1984 qui décimèrent les troupeaux des peuples nomades, lesquels répartis sur cinq pays (Niger, Mali, Lybie, Algérie et Burkina-Faso) ravitaillaient des villes comme Tombouctou ou Agadès. Dés lors, les produits de première nécessité - pour Tombouctou - ne pouvaient venir que des transits, et mieux des trafics de Bamako. Fortement ébranlé par la corruption et sous contrainte de l’O.N.U., le président Moussa Traoré tenta de sauver son pouvoir en faisant exécuter - pour l’exemple - le gouverneur de Tombouctou qui avait engrangé les produits de  « survie » à des fins spéculatives alors que toute la population était gagnée par la famine. En ce qui concerne les Touaregs (l’origine du mot,donné par les arabes signifie : abandonnés de Dieu), ils étaient abandonnés de tous et déjà combattus par les tribus sédentaires.

                La rébellion des Touaregs qui dura de 1990 à 1995 fût d’abord une révolte contre la mainmise des Etats centralisés qui assurent le triomphe meurtrier de la pensée sédentaire sur tous les territoires. De Tombouctou à Janet (Sud-Algérien), les Etats sahariens menèrent une politique criminelle contre les Touaregs (plusieurs milliers de morts durant cette périodes). Les assassinats de « blancs » durant cette même période relève du fait de ces Etats (Algérie, Lybie, Mali, …) et non pas du peuple Touareg. Que dire alors de ces accords précaires signés à Djanet restituant un  « espace » saharien aux Touaregs ? Est-il possible de rendre un espace âpre et violent réparti sur 5 pays alors même que l’identité Touareg refuse l’aliénation par la sédentarisation ? Le mythe s’est effondré; les caravanes de chameaux ont repris leur lente marche, délaissant Tombouctou rongée par cette lèpre moderne, moins barbare sans doute que les campagnes d’extermination mais porteuse de ravages tout aussi irréversibles : le tourisme ! Un dernier souvenir : entre Djanet et Ghat (Lybie), le touareg Er’rosini m’a écrit sur le sable quelques signes de Tamahaq (langue du Tassili N’djaner) son dernier espoir, une sorte de vérité première que l’on découvre en dernier :

                               « La Terre n’a qu’un Soleil »

Par Biblotheque municipale de bonneuil en valois - Publié dans : SUGGESTIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 13:23
Vous souhaitez nous suggerer des titres à nous procurer à la bibliothèque ?

Vous souhaitez réserver un livre ?

Vous avez des idées ?

N'hesitez pas, cliquez sur "commentaires"
et communiquez !
 



Par Biblotheque municipale de bonneuil en valois - Publié dans : SUGGESTIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Derniers Commentaires

 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés