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Film français (comédie, aventure) de Olivier BAROUX
durée 1 h 46
avec Kad Merad, Lionel Abelanski
Six touristes français ont décidé de découvrir l'Afrique du Sud au cours d'un safari organisé par Richard Dacier.
Ils ignorent alors que leur guide n'as pas mis les pieds dans la brousse depuis 30 ans... Et qu'il a peur des animaux !
SAMEDI 9 MAI à 18 heures
à l'école
Tarif : adulte 4 €
Enfants (-16 ans) 3 €
BIBLIOTHEQUE
Que le geste de lire ait intrinsèquement du sens, qu'il
signifie quelque chose ne seraitque par l'attitude physique qu'il implique, il suffit d'observer un lecteur pour s'en convaincre.
Le retrait lui-même, déjà, est une affirmation – qu'on songe à quel point ce geste de lire peut provoquer l'ire de l'entourage, quand le lecteur est accusé de faire bande à part à lui tout seul, paraissant habiter plusieurs temps dans le même temps, être là sans y être pour personne, ivre de livres, délivré subitement du poids des autres, incontrôlable en un mot.
CE QUE LIRE VEUT DIRE...
Cette dimension évidente et paradoxale de la lecture, pourtant, est de celles qui sans cesse sont gommées, ou ignorées, dans les débats. Les Français lisent-ils, les enfants savent-ils encore lire, la lecture est-elle détrônée par les nouvelles technologies, comment les bibliothèques se portent-elles ? On aligne des chiffres, on trace des courbes. Les responsables rassurent, les alarmistes alarment, les magazines se vendent. De retour chez soi, chacun feuillette le journal, se compare en terme de quantités d'ouvrages lus chaque année, puis l'oeil
glisse insensiblement vers la télévision.
Récemment créé, l'Observatoire de la lecture donne une foule de statistiques, qui permettent à leurs auteurs de se réjouir et d'affirmer que les Français lisent ! Je n'ai retenu que deux chiffres désastreux : le Français lit un livre par an (moyenne) et 10% seulement lisent 2 livres par mois (moyenne). Les bibliothèques suivent le tempo, malgré leurs efforts pour créer le lecteur. Evidemment, comparé aux Américains...il est encore possible de penser que nous sommes “l'exception française”. La Direction du livre et de la lecture a beau jeu de retourner les chiffres et de présenter des graphiques en progression, mais quant au pourquoi du comment...
Ce que lire veut dire, on n'en saura rien; ce qui est gommé, c'est la multitude de sens que véhicule ce mot de lire, multitude de sens qui se recouvrent, mais pas entièrement, et pas nécessairement. Pour s'en tenir aux définitions que donne le dictionnaire, lire signifie aussi bien déchiffrer (“apprendre à lire” à l'école) que prendre connaissance d'un contenu, s'informer (lire le journal) ou l'être, informé (lire les directives), mais aussi prononcer à voix haute pour donner à entendre ce qui fut écrit ou encore deviner (lire les lignes de la main),discerner, découvrir, péné-trer (lire dans le jeu de quelqu'un, lire un sentiment sur le visage...). Il y manque cependant le sens dont on pourrait dire qu'il englobe tous les autres et qu'on lui trouve chez Valéry expliquant que “lire Mallarmé, c'est se trouver insensiblement engagé à réapprendre à lire”. Il désigne alors une lecture créatrice, une lecture littéraire, engagée dans son propre geste – si l'on admet que la littérature est un art et que donc elle se fait à deux. Au lecteur de prolonger le geste artistique initié par l'auteur, plutôt que le renvoyer à l'absurdité; au lecteur de s'engager dans la trame du texte, d'apprendre à donner du sens à la lecture. “Non, cher poète, je ne suis pas obscur (mais) le deviens, bien sûr! Si l'on se trompe et croit ouvrir le journal”, écrivait Mallarmé à Edmund Gosse en 1893.
Evidemment, il est problématique sinon impossible de discriminer qualitativement les pratiques de lecture. Il est tout aussi difficile, et sans doute peu souhaitable, d'enfermer la lecture dans une topologie – quand il ya mille et une raisons parfois ambivalentes de suspendre le temps au moyen d'un livre. On lit pour s'informer, pour s'évader, pour s'affirmer, pour construire, lisant Proust, une autonomie acquise peut-être en s'évadant grâce à Dumas, puis pour remettre en jeu cette liberté, quitte à s'égarer jusqu'à se retrouver chez
Sade; on lit pour s'écarter des autres, se désaltérer ou au contraire pour re-trouver de l'autre dans le dépôt en soi des mots, et l'altération afférente. On lit pour le travail, pour le plaisir, par nécessité, par désir, pour s'endormir paraît-il (c'est curieusement au lit qu'on lit, d'après les enquêtes récentes). Qu'elle vise, pour reprendre la distinction imposée par Roland Barthes, au “plaisir du texte” ou à la jouissance, à la perte, à la dispersion de soi, la lecture est une affaire d'individus, et le livre qu'untel lit par devoir “en entier” mais dans un profond ennui, son voisin le dévore en quête de ce qui anime le texte, et peut-être même l'avale-t-il dans la joie aux accents mystiques d'entendre une autre langue déborder le lit de sa langue : joie mystique d'ouïr par l'oeil et bientôt tous les sens (“que j'oie”,affirme la conjugaison)par un nouveau chemin frayé sous les mots de la tribu, au revers du sens commun. Le savoir statistique n'a pas de prise ici. La question pour autant ne renvoie pas uniquement à la sphère intime; elle a une évidente dimension politique – et pour en donner un seul exemple, il va de soi que lire dans un pays où règne la consommation culturelle, où le livre, comme le dit l'actuel ministre français de la Culture, “n'est pas un produit de consommation comme les autres” (autant dire qu'il en est un), et lire dans un pays privé de livres par la censure, qu'elle soit politique ou économique, cela n'est pas la même chose. L'enjeu est plutôt de réintroduire dans cet éternel débat une approche littéraire qui fasse lire d'abord, puis éviter que les médias (presse people...) envahissent nos biliothèques et tuent la littérature, donc le livre...
Jean-Pierre HAUQUIER
Film
d'Anthony LEONDIS, durée 1 h 20
A Malaria, les inventeurs de Créations Maléfiques sont les Savants fous, classe dominante du pays.
Ils sont aidés par les Igors, de malheureux bossus dont le destin est d'obéir...
Notre Igor, un Igor pas tout à fait comme les autres, poursuit un rêve : devenir lui-même un grand Savant Fou.
Dans ce but il se livre à de clandestines expériences dans le laboratoire de son maître...
Après une quarantaine d'ouvrages, récits, entretiens, albums, romans,... nous voici au dernier : la Beauté du Monde.
Qui connaît Martin Johnson et sa femme Osa ? Le premier copain de Jack London fut un prince du cinéma animalier, la seconde inspira au cinéma l'héroïne de King Kong. L'auteur s'appuie sur ce couple de têtes brûlées qui parcourût l'Afrique, en particulier aux premiers âges de la création politique du pays.
A la mort de Martin, Osa sa veuve, désormais beauté flétrie réfugiée en Amérique dans l'alcool et le Jazz, est toujours hantée par le mystère de la Beauté du Monde.
A travers le destin de ce couple, l'auteur nous fait revivre la fièvre de cette époque, dans ce roman au souffle exceptionnel.
Bonne lecture !
Guy Della Valle
Après une dizaine de romans, ( Acide Sulfurique, Journal d'Hirondelle, Ni d'Eve ni d'Adam) nous voici au dernier : Le fait du
Prince.
Que faire lorsqu'un agent secret vient mourir chez vous sans crier gare ? Epouser son identité et se laisser guider par les événements. Amélie Nothomp a le chic pour démarrer des intrigues au quart de tour et les piloter. Le lecteur s'interroge : arrivera-t-il à bon port ? Au final cet imaginaire fantasque et vaguement décalé tient bien la route; ce qui donne une oeuvre romanesque plaisante à lire.
Bonne lecture chez les espions !
Guy Della Valle
Film américain (Action, Espionnage, Comédie)
de Peter Segal – durée 1h49min
Avec Steve Carell, Anne Hathaway, Alan Arkin...
Après que le quartier général de l'agence de renseignement américaine CONTROL a été attaqué par l'association de criminels KAOS, l'identité de ses agents est compromise et le Chef n'a d'autre choix que de donner une promotion à Maxwell Smart, un
analyste qui a toujours rêvé detravailler sur le terrain aux côtés ducélèbre agent 23. Au lieude cela, Maxse voit assigner pour partenairel'adorable mais redoutable agent 99. Avec une formation
minimum, notre agent, armé seulement de quelques gadgets high-tech et de son enthousiasme délirant va devoir faire échouer les plans de Siegfried, le chef de KAOS. James Bond n'a plus qu'à bien
se tenir.
SAMEDI 25 OCTOBRE 18 H 00 à l'ECOLE
TARIF : Adultes
4 € Enfants (-16 ans ) 3 €
Un atelier créatif vous est proposé le samedi 8 novembre de 15 heures à 17 heures à la bibliothèque de Bonneuil.
A partir de lectures et de jeux d'écriture, vous êtes conviés à partager le plaisir des mots.
Cet atelier n'implique aucune condition particulière Seulement aimer les mots pour ce qu'ils disent et ce qu'ils font. Jouer avec permet de les apprivoiser, de les utiliser dans des petits textes qui vous surprendront.
Le nombre de places étant limité, il est préférable de s'inscrire à la mairie le plus rapidement possible.
Jacqueline Persini Panorias écrivain animatrice d'atelier d’écriture
Deux contes d'inspiration chinoise ont été écoutés avec attention et intérêt :
Les trois grains de riz : A. Bertron-martin Virginie Sanchez
Les bons amis Paul François, Garda Muller
Puis nous avons écrit à la manière chinoise avec des idéogrammes extraits de « Un rêve pour toutes les nuits » de Lisa Bresner, F. Mansot.
Les enfants sont rentrés facilement dans l'écriture chinoise, les plus grands écrivant la traduction en français.
Jacqueline Persini Panorias, écrivain animatrice d’atelier d'écriture
Le groupe était constitué de six enfants : Angeline 8 ans, Inès 8ans, Margot 11 ans, Alexis 11 ans, Estelle 12 ans et Lilia 4 ans qui
a souhaité se joindre à nous pour jouer avec les mots et inventer des histoires autour du thème du labyrinthe.
Nous avons découvert de multiples labyrinthes :
- dans les grottes préhistoriques
- celui du mythe où Thésée parvient à vaincre le Minotaure et à sortir du labyrinthe grâce au fil d'Ariane
- gravé dans la cathédrale de Chartres
- conçu par de des artistes comme le facteur Cheval.
Les enfants ont été invités à dessiner puis à écrire leur propre labyrinthe.
Ensuite il s'agissait de dessiner un monstre, de découvrir les moyens pour le vaincre et trouver comment sortir du labyrinthe.
Lilia a effectué une montagne de dessins : des labyrinthes en particulier qui ressemblaient à des escargots.
À la lecture des textes écrits en atelier s'est ajoutée la lecture de textes écrits hors atelier (Angeline et Margot) qui souhaitent les voir publier dans le journal.
Alors qu'il y avait une grande hétérogénéité des âges (de 4 à 12 ans) chacun a participé à sa manière : Lilia par des dessins, « les moyens » par la description d'un labyrinthe, « les grands » le par l'élaboration d'une histoire.
Estelle et Alexis nous ont posé des devinettes. À la fin de l'atelier chaque enfant a reçu un petit texte et un labyrinthe en lien avec la première lettre de son prénom.
Ainsi le plaisir des mots et des images s'est poursuivi au-delà de l'atelier.
Les noms des monstres inventés par les enfants : Circuise (Angeline) ; Lidancabou (Estelle) ; Conjugaisin (Inès) ; Placirqui (Alexis) ; Cebeauson((Margot) ; bébé (Lilia)
Textes :
Je suis dans le labyrinthe. Il est sans toit. Les murs sont blancs. Il y a un couloir. Il y a une trappe. Il y a un souterrain. Il y a un passage secret. Je suis enfermée. Je n'échappe. Je me glisse dans un trou. Inès
Je suis dans le labyrinthe. Il fait noir. Il y a des passages secrets. Certains couloirs ont des toits. Je dois nager pour traverser le labyrinthe. Je réussis à m'échapper en suivant la route. Angeline
J'étais dans le labyrinthe. Il y avait un toit, des souterrains, des chemins en pique. Je m'égarais, je faisais des tours et des détours. Il y avait plein de chemins qui s'entrecroisaient. Il a fallu avec mes cure-dents que j'escalade les murs pour voir au loin mais je suis tombée et me suis trouvée nez à nez avec un monstre. Ce monstre je savais comment il s'appelait : Cebeauson. Je sortis mon épée et lui coupai la jambe qui était à la place du bras. Son corps sécha. Je pris sa peau pour faire des ailes et je m'envolais. Margot
Je suis dans le labyrinthe avec un toit. Les murs sont à pois rouges. Il y a une salle à manger. Il y a un passage secret. Dans une grotte se glissent des rats qui s'échappent par une chambre secrète. Tout d'un coup un monstre apparaît. Je prends mon épée et je le tue. Une fée apparaît et m'indique la sortie. Estelle
Un
li
vre dont
le titre est à lui seul une histoire :le Miserere a été composé dans les années 1630 par Grégorio Allegri et n'était chanté que pendant la
semaine sainte à la fin de l'office des ténèbres dans la chapelle Sixtine à Rome.
Mais revenons à l'auteur :après « le
Vol des Cigognes », « les Rivières pourpres », « le Concile de Pierre », « l'Empire des loups », « La Ligne Noire » ou « Le Serment des
Limbes », Jean-Christophe Grangé a enquêté sur une secte aux intentions effroyables, d'où ce « thriller » qui s'ouvre sur l'assassinat d'un chef de chorale; « thriller »
dans une église Arménienne, suivent d'autres crimes, des disparitions d'enfants de choeur, le tout accompagné d'inscriptions tirées du
Miserere d'Allegri. Deux policiers explorent ces chants...d'horreur.
Du très bon Grangé !
« Les livres de Grangé vous saisissent dès la première page, vous bousculent, vous chavirent, vous engloutissent...des histoires fascinantes servies
par une imagination fiévreuses et l'ardeur d'une écriture inspirée. »
Bonne lecture !
Guy Della Valle
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